En finir avec la culpabilité

La culpabilité vient de nos propres jugements sur nous-mêmes.

Pendant mes 20 ans de carrière comme professeur des écoles, je me suis souvent sentie coupable. Le travail que j’avais préparé était imparfait, il y avait un petit couac, il manquait un document ? C’était de ma faute. Les élèves n’étaient pas attentifs ? Je n’avais pas assez d’autorité. Je me mettais en colère ? J’étais incapable de me dominer. Difficile dans ses conditions d’aimer mon métier : j’étais en permanence en train de me juger et de me comparer à mes collègues, bien plus performants et plus patients selon moi. Tous les grains de sable qui perturbaient mes journées étaient des épreuves qui me faisaient douter de moi.

Un management rassurant et encourageant m’aurait aidée. Mais les exigences de mon inspectrice ne faisaient rien pour me rassurer.

Aujourd’hui, j’ai démissionné. ET je me sens encore coupable : d’avoir renoncé, d’avoir pris un risque financier pour ma famille, d’avoir balancé un emploi à vie pour une activité incertaine.

Mais à un moment donné, la culpabilité, ça suffit !!!

La méditation me permet de prendre conscience de ce qui se passe : mon cerveau me bombarde en permanence de jugements négatifs. Ces jugements, ce sont toutes les pensées véhiculées par la société, par mes parents, par les médias, par mes supérieurs, et par tous ceux qui m’ont appris quelque chose, consciemment ou pas. Je les ai tellement intériorisées que quand je les entends, je crois que c’est moi qui pense, je les prends pour des vérités.

Je peux me débarrasser de ces jugements négatifs.

Alors, petit exercice pour débusquer ses “croyances” : par exemple pour les personnes en arrêt maladie pour burn-out, qui culpabilisent de l’être.

Essayer d’identifier quelle est la partie de vous qui parle. Vous savez, comme dans le film vice-versa. Vous avez plein de petits personnages en vous. Lequel vous dit que c’est mal d’être en arrêt alors que les autres bossent, eux ? Quels sont les traits de cet petit personnage ? Où a-t-il pris ces idées toutes faites ? Cherchez bien, les discours que vous avez entendus sur ceux qui “ne bossent pas”…

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut faire entrer en scène d’autres parties de nous, plus bienveillantes, plus positives, et leur donner plus de place, de manière à clouer le bec aux éternels champions de la culpabilité.

Si vous avez envie de de vous alléger, je vous accompagne à faire le tri dans vos pensées par des techniques efficaces et rapides.

Je suis à votre disposition pour répondre à vos questions.
Noémie GASSER